La Planète Six

Boulez

El Roze nous fout les boulez.

Toujours absorbé par sa quête des compositeurs en B, El Roze tente ici de nous initier à la musique contemporaine.

Souvent difficile d’accès, incompris, considéré à tort comme une affaire de spécialiste, ce genre musical n’est pas à proprement parlé le plus "fun" qui puisse paraitre. Pourtant, le français Pierre Boulez, disparu le 05 janvier dernier et qui a consacré sa vie à lui donner ses lettres de noblesses, déclarait à son sujet :
" C’est un cliché de dire que la musique contemporaine est ennuyeuse ou austère. Pas du tout, on s’amuse beaucoup. Et je suis même persuadé que l’on s’amuse beaucoup plus qu’avec les classiques parce que l’on a moins de respect".

El Roze ajoute :
"En fait, tout le problème de la musique contemporaine est là : elle demande une écoute différente. Le public est souvent dérouté par manque de repères. Il n’y a pas de "mélodies", de "structure", les "accords" sont dissonants, etc. Le public non averti cherche des choses là où il n’y a rien et passe à coté du morceau. En réalité, les compositeurs du XXème siècle ont cherché a "libérer" la musique des formes "anciennes" (datant beaucoup de la période classique, Mozart, Beethov & Co) ouvrant la voie à de nouvelles formes musicales. Il se passe la même chose lorsque l’on change de géographie et de culture. Ainsi, un opéra chinois est inaudible aux oreilles occidentales, la musique orientale semble monotone, et ce pour les mêmes raisons que la musique "savante" contemporaine est perçue comme ennuyeuse voire insupportable."

D’une durée inhabituellement longue, cette session qui se veut pédagogique est donc destinée à susciter notre curiosité, voire plus si affinités. Composée de 5 extraits, tous ont été dirigés par Boulez mais seul le dernier, Repons, fut produit par le plus illustre des chefs d’orchestre français. Les autres sont dans l’ordre :

- Concerto, Op.24, Webern
- Serenade, Op.24, Schoenberg
- 5 pièces pour orchestre, Op.16, Schoenberg
- La mer, Debussy

De quoi bien s’amuser.