
Work Maia Death
Jetons un œil rapide à l’histoire universelle de l’art : églises, temples, et autres lieux de culte regorgent d’œuvres d’inspiration divines. Car, longtemps, la foi religieuse fut source d’inspiration pour les artistes. Voire, l’unique source.
Et puis, à la fin du XIXém siècle, Nietzsche proclame Gott ist tot.
" Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! " se lamente-t-il.
Patatrac.
Dés lors, que bâtir, représenter, écrire, sculpter, danser, chanter, peindre ou dépeindre ? La réponse sera fulgurante : tout. L’amour comme la haine, le bonheur comme le malheur, la grandeur comme la petitesse, la paix comme la guerre, l’opulence comme la misére, la révolution comme le conformisme, la beauté comme la laideur...tout. Absolument tout.
Mais certains artistes continuent à s’inspirer du divin. Parce que si dieu a cassé sa pipe, il reste son oeuvre, baignée d’un doux et fécond parfum de mystères et d’irrationalisme réconfortants. Du pain bénit pour la musique.
Il en va ainsi de Tim Maia. Figure majeure de la musique brésilienne, ce musicien a réussit à combiner l’énergie de la samba, du funk et du rock pendant toute la seconde partie du XXé siècle. Au début des années 70, il tombe sur un bouquin publié par le mouvement Rational Culture, sorte de mix entre théologie, écologie et soucoupes volantes. Il devient adepte du culte et le chante.
En ce début d’année 2026, le groupe Work Money Death publie l’album A Portal To Here, fortement influencé par le spiritual jazz, la musique d’église baptiste, les compositions indiennes et le blues. Une musique lancinante qui invite à la méditation.
Le titre du premier morceau résume l’esprit du projet :
Pain Becomes Prayer And The Prayer Becomes A Song.
Amène.